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Chaque année, pour honorer la mémoire de Nicolas Bouvier, l'association organise un concours de récits de voyage inédits. La première édition de cette manifestation a eu lieu en 2001-2002. Nous avions reçu 92 textes et remis pour plus de 300 Euros de prix. Majoritairement, les candidats résident en France. Mais nombreux sont les textes expédiés de pays francophones (Suisse, Belgique, Canada). Notre concours a fait l'objet d'annonces dans divers médias nationaux comme Géo, le Figaro Littéraire, France Culture ainsi que dans la presse régionale (voir la revue de presse). Grâce à internet, ce concours peut traverser les frontières et toucher des candidats lointains. Des textes ont été adressés d'Iran, des Philippines, de Turquie, du Liban, d'Angola, d'Autriche, d'Espagne, de Chine, des USA ... Près de 20% des textes sont envoyés par des candidats résidant hors de France. Depuis la création de cette manifestation nous avons reçu 717 récits, ce qui représente un total cumulé de 548 candidats (267 femmes et 281 hommes). Tous les ans, un jury partiellement composé de professionnels (éditeurs, écrivains, journalistes, libraires) se prononce sur les textes. Souvent sollicitée pour savoir où découvrir les textes primés, l'association a décidé de publier les lauréats dans sa revue "les lettres pérégrines". Le premier numéro, sorti en décembre 2007, regroupe les récits de voyage primés lors du concours 2007. Cette publication est disponible auprès de l'association au prix de 6 Euros (frais de port inclus) (merci de libeller votre chèque à l'ordre de l'association le pérégrin genevois, 4 rue Louise Collomb, 38000 Grenoble). Nous sommes très heureux de constater que ce concours peut aider des auteurs dans leur quête d'un éditeur puisque le vainqueur de l'édition 2004-2005 a été publié par les éditions Glénat (La dent d'orque et autres voyages autour de mes bibelots, Nicolas Deleau, Glénat 2006).
«Entre sept et neuf ans, j'ai passé deux années les mains attachées la nuit dans des moufles, parce qu'un connard de toubib avait dit à ma mère que la masturbation rendait sourd. Comme elle ne savait pas ce que c'était, ni quand ça commençait, si je suçais mon pouce c'était suspect. Quant à moi, je ne comprenais rien à cette armure dans laquelle on m'enfermait. J'ai d'ailleurs appris à en défaire les ficelles et à retrouver ma liberté. C'était le soir, elle venait nous dire nos prières, nous embrassait sur le front, dévissait les ampoules, les emportait et nous laissait dans le noir». Nicolas Bouvier, Routes et déroutes, éd. Métropolis, 1992. |