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Le pérégrin genevois est une association de type loi 1901 fondée en hommage à l'écrivain suisse Nicolas Bouvier. Origine du nom : Le nom de l'association fait référence aux origines genevoises de Nicolas Bouvier mais il rappelle également que cet écrivain a été un grand voyageur. L'un de ses ouvrages ("L'échappée belle", Métropolis, 1996) portait le sous-titre "éloge de quelques pérégrins". Nicolas Bouvier y affirmait : "il y a dans notre histoire [Suisse] une constante de nomadisme, d'exil, de quête, d'inquiétude, une manière de ne pas tenir en place qui ont profondément marqué notre mentalité et donc, notre littérature. Il y a, depuis deux mille ans, une Suisse vagabonde, pérégrine, souvent jetée sur les routes par la pauvreté et dont on parle trop rarement." Dévoreur de livres et de kilomètres, Nicolas Bouvier a été un infatigable pérégrin. Pérégrinations de l'association : Née dans les Deux-Sèvres (79) (enregistrement au Journal Officiel le 3 mai 2001) le pérégrin genevois a d'abord fait partie de l'Office Municipal de la Culture de la ville de Niort. Le siège social a maintenant été transféré à Grenoble (38) (déclaration à la Préfecture de l'Isère le 24 août 2005). La Présidente d'Honneur de l'association est Madame Eliane Bouvier. Le pérégrin genevois est recensé par le Guide Nicaise des Associations d'Amis d'Auteurs (Gallimard, édition 2003). Activité
: L'association s'est
fixé comme objectif de rendre hommage à Nicolas
Bouvier par l'intermédiaire d'un concours de récits
de voyage organisé annuellement depuis 2001. Le pérégrin
genevois ne reçoit aucune subvention, ni aide financière.
L'argent provient des frais d'inscription acquittés par
les candidats pour participer au concours. Les sommes récoltées
sont reversées aux lauréats. Le pérégrin
genevois a bénéficié du généreux
soutien de plusieurs partenaires (la Fnac, Allibert Voyages,
Grands Reportages, let-s-talk.com, la SNCF, les librairies La
Rose des vents de Bordeaux et Gaia-Store de Grenoble, ...). En
collaboration avec la librairie Gaia-Store (Grenoble), nous avons
organisé en avril 2004 une exposition de photographies
de Eric Rechsteiner. Ce photographe français installé
à Tokyo a refait le voyage accompli par Nicolas Bouvier
dans les années 1950 entre Genève et le Japon.
Lire l'inteview réalisée lors de la sortie de son
ouvrage "Indigo Street, sur les routes de Nicolas Bouvier
" 2005, Éditions de la Boussole. ![]() Membres d'honneur de l'association : - Mme Julie Andrieu, journaliste ; Paris ; - Mr Lionel Bedin, webmaster ecrivains-voyageurs.net, Annecy ; - Mme Géraldine Bénestar, Grand Bivouac ; Chambery ; - Mr Pierre Bigorgne, rédacteur en chef de Grands Reportages, Grenoble ; - Mr Alain Bonard, directeur d'Aventures du Bout du Monde, Paris ; - Mr Yves Couprie, directeur du Routard.com, Paris ; - Mr Xavier Delhert, Libraire, Grenoble ; - Mme Catherine Domain, libraire, Paris ; - Mr Emeric Fisset, écrivain, éditeur (Transboréal), Paris ; - Mme Hélène Guinet, libraire, Grenoble ; - Mme Isabelle Fortis, directrice éditoriale Glénat, Grenoble ; - Mr Marc de Gouvenain, directeur de collection Actes Sud, Arles ; - Mme Gaële de La Brosse, rédactrice en chef de Chemins d'étoiles, Paris ; - Mme Sophie Lajeunesse, responsable éditoriale des éditions Arthaud ; - Mme Julie Libera, Libraire, Grenoble ; - Mr Bernard Ollivier, écrivain, journaliste, Paris ; -Mr Yves Paccalet, écrivain ; - Mr Mario Pasa, directeur de collection, (Payot), Paris ; - Mr Jean-Marc Porte, journaliste Trek Magazine ; Grenoble ; - Mme Michèle Stroun, écrivain, éditrice (Métropolis), Genève ; - Mr Sylvain Tesson, écrivain, Paris ; - Mr Michel Vincent, guide de Haute Montagne, Rochemaure ; |
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Nicolas Bouvier, à propos de ses mains : "A dix-neuf ans, je voulais en faire des mains de pianistes. Je n'ai pas eu le courage, ou la vie en a décidé autrement. Elles ont donc fait d'autres choses: bricolé des carburateurs ou des arbres à cames, tenu l'accordéon dans un bar à Quetta, fait la plonge sur les paquebots blancs et défunts des Messageries maritimes, manié des caméras Pentax ou Nikon, chassé - de leur propre iniative et sous diverses latitudes- les mouches à merde qui venaient m'éponger les yeux, caressé force matoux puceux et quelques dames, suivi d'un index léger la courbe d'un sourcil pour maintenir un regard dans le mien quand vraiment il fallait que je sache. Pour la musique, je demanderai une autre vie qu'on me donnera, que je ne consacrerai qu'à ça. Bonnes mains, déjà un peu tavelées, assoupies avant moi. Je me suis endormi dans un monde complet. Carrabas." N. Bouvier, Journal d'Aran et d'autres lieux, Petite Bibliothèque Payot, 1993. |